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COURBE DE WATT
Watt's curve, Wattsche Kurve

| Courbe étudiée par Watt en 1784.
James Watt (1736 - 1819) : ingénieur et mécanicien écossais (celui des kilowatts...). Autres noms : lemniscoïde, courbe à longue inflexion. |
| Paramétrisation polaire : on a Équation polaire : Équation polaire lorsque a = c : Équation cartésienne de (G)
È
{0}: |
Une courbe de Watt est le lieu du milieu de la bielle [PQ] d'un quadrilatère articulé (APQB) vérifiant AP = BQ , A et B étant fixes - c'est donc un cas particulier de courbe du trois-barres à manivelles de même longueur ; ici, A(0, a), B(0, -a), AP = BQ = b, PQ =2c.

Autrement dit, une courbe de Watt est le lieu du milieu d'un segment de longueur constante joignant deux cercles de même rayon (les cercles (CA) et (CB) de centres A et B et de rayon b) ; penser par exemple au milieu d'une bielle joignant deux roues.
La courbe est non vide ssi
et elle passe par O ssi a, b, c sont les côtés
d'un triangle, c'est-à-dire
,
soit
;
le point O est alors à la fois point double et point d'inflexion
de chaque branche, qui est alors presque rectiligne au voisinage de O.
Si l'on cherche les points où les tangentes en
O
recoupent la courbe, on trouve que ces points sont confondus avec
O
(autrement dit, que le contact est d'ordre deux) lorsque .
Watt qui recherchait pour les mécanismes des machines à vapeur à obtenir un mouvement le plus rectiligne possible a construit son mécanisme dans ce cas, qui présente de plus l'intérêt que si les deux barres AP et BQ sont horizontales au passage de M en O, la barre QP est verticale.
Mécanisme de Watt : a = 3, b = 4, c= 5.
L'intérêt d'obtenir un mouvement rectiligne
par système articulé est d'éviter les frottements
dus aux glissières, sources d'usure.
Lorsque la bielle [PQ] a même longueur que
la barre fixe [AB] (c = a) , la courbe se décompose
en la réunion du cercle (O, b) (cas où (APQB)
est un parallélogramme), et d'une courbe
de Booth ; on obtient un ovale si b > 2a , deux cercles
si b = 2a (cas où le quadrilatère est un carré),
une lemniscate si b < 2a, qui est de Bernoulli quand
.
NB : dans les animations ci dessous, P parcourt (CB)
à vitesse constante, ce qui provoque des saccades sur le parcours
de Q sur (CB).
cas a = c < b/2 : ovale de Booth + cercle |
cas a = c = b/2 : trois cercles; pour les deux petits cercles rouge, le quadrilatère articulé est entièrement replié sur lui-même |
cas a = c > b/2 : lemniscate de Booth + cercle |
D'une façon générale, le passage
par O est obtenu pour ,
formule donnant aussi les angles polaires des tangentes correspondantes.
On remarque que si d = 0, soit
,
les deux tangentes sont alors confondues.
Dans le cas a ¹
c les courbes prennent donc les formes suivantes :
b > a + c et c < 2a : courbe ayant deux composantes |
2a £ c < b
- a :
|
|a-b| < c < a : huit vertical |
b/2 £ a < c < Ö(a2 + b2) : courbe à trois croisements. |
c = Ö(a2 + b2) : huit vertical avec croisement tangent. |
Ö(a2 + b2) < c < a + b : huit vertical. |
Dans le cas où la courbe a deux composantes connexes,
les 2 points d'intersections avec l'axe de symétrie médians
ont une courbure nulle si ;
dans le cas a = 2 ,
c = 1 on a b =
;
l'approximation avec une droite est alors meilleure qu'avec le dispositif
de Watt, mais les barres se croisent, ce qui est gênant pour une
utilisation industrielle.
Mécanisme de Tchébychef a = 2 , b = 5, c = 1 |
Scie utilisant le mécanisme de Tchebycheff |
Mais voici ce que devient la partie pseudo-rectiligne après élongation des ordonnées :
![]()
Voir aussi le mécanisme de Roberts à courbe
du trois-barres.
Un mouvement mathématiquement rectiligne obtenu par système articulé nécessite au moins 5 barres mobiles et est obtenu en particulier avec le mécanisme de Hart, ou l'inverseur de Peaucelier.
voir www.math.unifi.it/archimede/archimede/curve/geomeccan2.html#5
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© Robert FERRÉOL,
Jacques MANDONNET 2000