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FRACTAL DE SIERPINSKI
Sierpinski's fractal, sierpinskisches Fraktal
| Le tamis de Sierpinski a été étudié
par Sierpinski en 1915, mais le pentagone de Dürer date de 1500...
Quand au mot fractal, il n'a été créé par Mandelbrot qu'en 1975 ! Waclaw Sierpinski (1882-1969) : mathématicien polonais.
Admirez une éponge de Sierpinski en tickets de tram ! |
Le principe général de construction d'un
fractal de Sierpinski est le suivant. On part d'un objet contenant un certain
nombre p de parties isométriques entre elles, qui lui sont
homothétiques et qui ne se coupent que suivant leurs frontières
; on évide dans l'objet le complémentaire des parties homothétiques
et on recommence l'opération à l'infini dans chacun des p
objets
homothétiques.
L'objet limite n'est alors autre que l'attracteur
des
p
homothéties transformant l'objet de départ en
ses parties homothétiques.
pb mesure.
En dimension 1, le fractal de Sierpinski le plus simple est l'ensemble de Cantor.
En dimension 2, les 4 fractals les plus célèbres
sont le triangle (ou tamis), le
carré (ou tapis, carpette, napperon), le pentagone et l'hexagone
de Sierpinski.
- pour le carré (en anglais "Sierpinski carpet"), l'objet de départ est un carré plein.




Les diagonales et médianes du tapis de Sierpinski sont des ensembles de Cantor.
Le tapis de Sierpinski est l'attracteur de 8 homothéties
de rapport 1/3 centrées aux sommets et aux milieux des côtés
d'un carré : dimension fractale =
»
1,9 ; en voir une courbe remplissante ici.
Voir deux autres carrés de ce type à courbe
de Koch quadratique.
- voici le pentagone de Sierpinski, digne des dentelles flamandes :





Si l'on part du pentagone régulier étoilé, les figures obtenues sont également très élégantes :

- et le tout aussi dentelé hexagone de Sierpinski :




Ces divers fractals peuvent bien sur se généraliser
à un polygone régulier convexe quelconque ; le polygone de
Sierpinski d'ordre n est l'attracteur de n homothéties
de rapport
centrées au sommet d'un polygone régulier convexe d'ordre
n.
Ce rapport est choisi de sorte que les n images du polygone plein
de départ soient juste jointives. Attention, cette généralisation
redonne tous les cas ci-dessus, sauf le cas n = 4 (où elle
donne le carré plein) ; remarquons que pour n compris entre
5 et 8, le rapport se simplifie en
.
Voici par exemple l'élégant octogone
de Sierpinski :



| Ci contre un programme à coller dans Maple pour tracer ces polygones : | sierpinski:=proc(x,y,a,n,p)
b:=1/2/evalf(sum(cos(2*q*Pi/n),q=0..floor(n/4))):
if p=0 then polygonplot([seq([x+a*cos(k*Pi*2/n),y+a*sin(k*Pi*2/n)],k=1..n)]) else seq(sierpinski(x+(1-b)*a*cos(k*Pi*2/n),y+(1-b)*a*sin(k*Pi*2/n),a*b,n,p-1), k=1..n) fi end: display(sierpinski(0,0,1,6,3),color=red,style=patchnogrid,axes=none,scaling=constrained); |
En dimension 3, le fractal de Sierpinski le plus célèbre,
version 3D du tapis, est l'éponge de Sierpinski-Menger (Karl Menger
1902 - 1985 : mathématicien américain), attracteur de 20
homothéties de rapport 1/3 centrées aux sommets et aux milieux
des arêtes d'un cube, de dimension fractale .








On peut aussi construire des objets similaires à partir des 3 autres polyèdres réguliers :

Voir aussi la courbe
de Sierpinski.
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© Robert FERRÉOL, Jacques MANDONNET 2009