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PLAN PROJECTIF (RÉEL)
Projective plane, projektive Ebene



| Surface étudiée par Klein en 1874.
Sites : www.math.ohio-state.edu/~fiedorow/math655/classification.html viswiz.imk.fraunhofer.de/~nikitin/vismat_html/vismat_html.html |
| Paramétrisation cartésienne d'une immersion
dans R3
: |
Le plan projectif (réel) P2(R) est le résultat du quotient de R3\{0} par la relation de colinéarité, muni de la topologie induite.
Mais, plus généralement, on désigne par plan projectif tout espace topologique homéomorphe à P2(R).
On montre qu'une surface est un plan projectif ssi c'est une surface compacte connexe unilatère (à une face) de genre 1 (peut être découpée une fois sans être séparée en 2).
Le nombre chromatique du plan projectif est 6 :
Voici des exemples classiques de modèles du plan
projectif :
- L'ensemble des droites vectorielles
de R3
muni de la topologie naturelle.
- Un plan (affine réel) complété
par une droite projective (la droite de l'infini).
- Une sphère où l'on
a identifié les points antipodaux.
- Un disque fermé où
l'on a identifié les points antipodaux de la circonférence.
- Un carré plein dont on identifie
les côtés opposés avec inversion du sens (ce qui revient
exactement à la construction précédente).
![]() |
On coud 2 côtés opposés dans le sens contraire : on obtient un ruban de Möbius. |
On coud les côtés opposé entre eux dans le même sens : on obtient un tore. |
![]() |
![]() On coud les côtés opposés en sens contraires : on obtient un plan projectif. |
- le polyèdre étoilé
ayant les mêmes arêtes que l'octaèdre dénommé
tétrahémihexaèdre.
- Un ruban
de Möbius dont on identifie entre eux les points du bord ou que
l'on ferme à l'aide d'un couvercle (un ruban de Möbius est
donc un plan projectif troué).
On obtient donc une immersion du plan projectif dans
R3
en déformant un ruban de Möbius de sorte que son bord devienne
un cercle, puis en cousant un disque le long de ce cercle.
On ne peut pas représenter le plan projectif dans
R3
sans auto-intersection ; les 3 immersions classiques du plan projectif
dans R3
sont
- le bonnet
croisé (la plus simple),
- la surface
romaine (la première découverte historiquement),
- et la surface
de Boy (plus complexe, mais sans "point-pince",
contrairement aux deux premières).
Les équations données en en-tête sont
celles des surfaces de R3
obtenues par immersion du plan projectif.
Pour ,
on obtient le bonnet croisé,
Pour ,
la surface romaine,
et pour
,
on obtient la surface de Boy
(équations d'Apéry).
La surface de Véronèse
réalise un plongement du plan projectif dans R4.
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© Robert FERRÉOL , Jacques MANDONNET 2001